BARNUM est en pleine forme : il vit à Paris !

Robert Wilcocks

BARNUM est en pleine forme : il vit à Paris !

 

L’Anti-Livre Noir de la psychanalyse,

édité en février 2006 sous la direction de Jacques-Alain MILLER.

Paris, Le Seuil. ISBN 2-02-085774-X

 

Le Nouvel Observateur, un périodique français, a publié à l’orée du printemps (n°2157, 9-15 Mars 2006) la lettre d’une ’’psychologue clinicienne’’ en colère, une certaine C. Biessy, qui affirmait utiliser le ’’test’’ des taches d’encre de Rorschach ’’depuis plus de 15 ans’’, en se réclamant de la précision et de l’exactitude de l’instrument, parfaites pourvu que vous ayez au moins dix années d’expérience ’’clinique’’. Aujourd’hui, déclarait-elle, grâce au procédé Rorschach nous serions très loin des augures et de la lecture des entrailles de poulets. La parution de cette lettre, en 2006, est une excellente illustration de l’engourdissement intellectuel des Français, dans la médecine psychologique et psychiatrique. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que les freudo-lacaniens, dans leurs derniers retranchements, soient manifestement si enragés par l’édition —en septembre 2005 sous les auspices des jeunes éditions Les Arènes— du ’’Livre noir de la psychanalyse’’.[i]

Il est clair que ni cette ’’psychologue clinicienne’’, ni le responsable du Nouvel Observateur, qui diffuse le courrier des lecteurs, ne se sont jamais tenus informés des multiples études scientifiques réalisées sur le fameux ’’test projectif de Rorschach’’. Ils auraient été bien avisés de se renseigner sur l’état précis des connaissances empiriques, des arguments méthodologiques et de toutes ces évidences objectives accumulées, maintes fois répliquées et toujours navrantes. On pourra s’en faire une idée en lisant le recueil accablant, paru aux Etats-Unis quelques années plus tôt, de James Wood, Teresa Nezworski, Scott Lilienfeld, et Howard Garb : What’s Wrong With the Rorschach?[ii]

Frederick Crews, avec son flair habituel de fin limier, avait rédigé sur cet ouvrage une revue réjouissante et incisive : « Out, damn blot!« , publiée par The New York Review of Books, le 15 juillet 2004. Cet article semble avoir totalement échappé à l’attention des Français, comme d’habitude. En juillet 2003, le Skeptical Inquirer Magazine publia quelques éléments choisis par les auteurs. L’article — »The Rorschach Inkblot Test, Fortune Tellers, and Cold Reading« [iii]—, révèle ce que ces spécialistes allaient démontrer en détails dans leur ouvrage, à savoir les petites supercheries qui rapprochent l’utilisateur du Rorschach du lecteur des lignes de la main et du marc de café —l’un et l’autre seraient-il innocents et naïfs. Dans une section consacrée à « l’effet Barnum » les auteurs rappellent dans leur livre que les interprétations de la personnalité, tirées des réponses aux taches d’encre, sont suffisamment vagues

« … pour s’appliquer à n’importe qui. Depuis l’éminent chercheur Paul Meehl, les psychologues qualifient désormais de telles affirmations des « interprétations Barnum » en suivant le célèbre directeur de cirque P. T. Barnum, qui disait ’’il nous faut réserver à chacun un petit quelque chose pour le satisfaire’’ (et Barnum rajoutait : ’’il naît un gogo chaque minute’’). »[iv]

Selon Scott Lilienfeld, la méthode de Rorschach fut à son apogée dans les années 1940 et 1950. Ensuite le déclin de sa réputation commença avec le début des études scientifiques vraiment sérieuses sur les fondements empiriques, les prétentions factuelles, et le mode d’administration de ce faux test. Néanmoins, en 1970 dans la quatrième édition du Dictionnaire de Psychiatrie de l’Université d’Oxford, le Rorschach était encore qualifié de méthode

« … utilisée pour obtenir un portrait de la personnalité du sujet, mais aussi […] comme une aide dans les problèmes de diagnostic différentiel et de pronostic en psychiatrie. »[v]

Il est avéré aujourd’hui que les études sur la valeur prédictive de ce procédé divinatoire en ont fait l’équivalent d’un attrape-nigauds pour les gogos. Hermann Rorschach, psychiatre suisse disparu à 39 ans, n’eut pas le temps de réaliser des suivis ou des vérifications à terme de ses prévisions, inspirées des interprétations freudiennes des réponses à ses taches d’encre, proclamées « neutres » au regard du sujet et de l’examinateur. Les études furent exécutées après sa mort. On ignore si le jeune et enthousiaste H. Rorschach était d’aussi mauvaise foi que Sigmund Freud, ou bien —tel son acolyte berlinois Karl Abraham, disparu comme lui prématurément— s’il croyait vraiment aux pouvoirs de l’analyse (Abraham écrivit un jour à Freud que le traitement psychanalytique pouvait découvrir “les racines psychosexuelles du rhume des foins” ; cf. sa lettre du 9 août 1912, ou Wilcocks, 2000, p.10).

L’apparent pouvoir de séduction du soi-disant test de Rorschach— lequel convainc aujourd’hui encore les psychologues praticiens en France[vi]— est une bonne raison d’aborder l’étrange réponse des lacaniens, conduits (ou embrigadés) par Jacques-Alain Miller, le gendre de Lacan. L’Anti-Livre noir, édité par la distinguée maison parisienne Le Seuil —qui publia en janvier 2006 l’excellent « Le Dossier Freud » de Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani— est assurément la plus creuse et pire fadaise jamais parue chez cet éditeur. Ce volume est en réalité si consternant que je le recommande vivement à tous ceux qui pouvaient caresser l’idée qu’il manquait encore —dans Le Livre noir de la psychanalyse— quelque chose aux attaques contre le freudisme. L’Anti-Livre devrait les persuader que, malgré les lacunes de l’édifice, celui-ci fournissait assez d’éléments pour provoquer la panique des freudo-lacaniens.

Il y avait assurément nombres de manques dans Le Livre noir, et des omissions délibérées, comme s’il fallait ne pas appuyer trop lourdement sur les orteils sensibles, fatigués voire arthritiques, des freudiens. Précaution inutile car, comme on l’a bien vu en France, les freudiens sont un petit peuple ombrageux, volontiers irascible et qui risquait même —j’avais prévenu en ce sens l’éditrice, Catherine Meyer, il y a un an— de s’avérer davantage vindicatif et arrogant sous la houlette des lacaniens. Et c’est bien ce qui s’est produit ! Et c’est bien ce qu’ils continuent de faire ! Toutefois Le Livre noir de la psychanalyse fit en 2005 un triomphe —peut-être grâce à son préservatif éditorial— tel qu’il nécessita cinq réimpressions. Mais en dépit du succès commercial, Le Livre noir fut en un sens une occasion manquée. Car il s’est accumulé une telle quantité d’études prouvant les falsifications de Freud, qu’à l’évidence le temps était enfin venu de livrer au public, même en France, toute la vérité dissimulée sous la mythologie du héros soi-disant honnête et solitaire, inventeur d’une ’’nouvelle science’’, la psychanalyse. En tout état de cause ce déferlement d’informations nouvelles avait bouleversé bien des croyances ; on peut espérer que les explorations rigoureuses se poursuivent, et qu’on en parle.

Le Livre noir, publié sous la direction de Catherine Meyer et Mikkel Borch-Jacobsen, contient un matériel critique amplement suffisant pour éveiller l’intérêt du lecteur attentif. Cependant il perd beaucoup trop de temps avec les ’’relectures’’ lacaniennes des cas et théories de Freud, et n’en consacre pas assez aux mensonges et falsifications empiriquement démontrables.

Plusieurs noms sont absents de l’index du Livre noir : par exemple celui de Raymond Tallis, l’une des plus grandes figures de la neurologie anglaise (on lui doit entre autres « The Shrink from Hell« , commentaire caustique sur la biographie de Jacques Lacan par Roudinesco, et puis un très célèbre article de Lancet[vii]) ; ensuite le nom de Jacques Bénesteau, l’auteur de Mensonges freudiens, histoire d’une désinformation séculaire (Mardaga 2002) ; et enfin le mien[viii]. Compte tenu de la réputation internationale de Tallis, étant donné que la Société Française d’Histoire de la Médecine a attribué au travail de Bénesteau le prix du meilleur livre français d’histoire de la médecine en 2003, et eu égard au fait que mes propres publications sur les mensonges de Freud ont été —en toute modestie— favorablement commentées de l’Australie à la Finlande, il est peu vraisemblable que les raisons de ces trois omissions soient académiques, savantes et objectives, ou relèvent de la critique historique. Il s’agit en effet d’une tout autre chose.

Et nous en venons au fait, lamentable, qu’en France la raison politique est un outil d’agression, de diffamation, une arme à laquelle on recourt volontiers pour réduire au silence ceux dont les recherches ont clairement dévoilé les preuves désagréables des faux diagnostics, des dévoiements de la morale, du manque de soutien et du respect dus aux patients —que ces dérives soient l’œuvre de Lacan, de Freud, ou de cette jungle étouffante qui colonise le système psychiatrique des hôpitaux et cliniques français.

Parler d’un livre devrait normalement consister à en rapporter le contenu avec honnêteté, sans user d’une attaque politique pour blâmer les personnes, ni dénigrer sa substance sans jamais la présenter fidèlement. Or, c’est précisément ce que L’Anti-Livre noir de la psychanalyse accomplit. Sous la responsabilité éditoriale de Jacques-Alain Miller, l’Anti-Livre refuse de répondre aux nombreuses critiques du Livre noir, auxquelles il prétend pourtant répliquer.[ix] On pourrait croire à l’exagération d’un contestataire aigri, mais le fait reste que pas une seule des critiques établies par plus de 40 auteurs et experts internationaux du Livre Noir n’est examinée objectivement par un seul des lacaniens intervenant dans L’Anti-livre noir. Leur tactique semble être ’’à l’attaque ! peu nous importe l’exactitude de ces arguments’’. Tout se passe comme si Jacques-Alain Miller était, malgré lui peut-être, retourné dans la magie de la petite enfance, cet univers immature et regretté qui croit : ’’Hardi petit ! Allons-y : si nous attaquons nos ennemis avec violence, ces révélations anti-freudiennes s’effaceront d’elles-mêmes ! »

L’attaque est montée sur trois fronts.

1– D’abord les collaborateurs du Livre noir sont tous des défenseurs des « T.C.C. », ces Thérapies Cognitivo-Comportementales assimilées aux apprentissages des rats de laboratoire. Et l’on nous offre alors une version ridicule des histoires de Skinner et de ses pigeons !

2– Les attaques personnelles contre ceux qui osent critiquer Freud ont commencé bien avant la livraison, en septembre 2005, du Livre Noir, et furent —en avril 2005 (!)— la conséquence du procès en diffamation intenté contre Elisabeth Roudinesco par Jacques Bénesteau. Celui-ci s’était plaint de ce qu’elle avait odieusement qualifié son livre, Mensonges freudiens, d’antisémite, car il relèverait selon elle d’un antisémitisme inconscient ou masqué. Il n’y a pas un mot antisémite dans ce livre. Mais ce thème était suffisant pour que les freudo-lacaniens (y compris Mme Roudinesco) érigent la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris en cirque médiatique, où aucune allusion ne devait être faite sur les errements et falsifications de Freud, que les documents historiques déterrés par la recherche scrupuleuse de Bénesteau avait révélés. Incidemment, l’évocation de cette « affaire » dans la presse fut une parodie de ce que le journalisme honnête devrait être. Les principaux journaux français — Libération, Le Monde, L’Humanité — décidèrent tous de traiter le procès comme une agression de ’’la droite extrême’’ contre une innocente victime, Mme Roudinesco. Sans ignorer les lynchages médiatiques auxquels s’adonnent quelquefois les meutes de journalistes, les motifs de cette conduite peuvent renvoyer à deux types de raisonnement, étrangers l’un à l’autre mais reliés, et tous deux également spécieux.

Premièrement, si pour défendre sa cause une personne recourt à un avocat connu pour avoir auparavant représenté des plaignants de droite, alors cet individu est réputé partager les opinions « d’extrême droite » des précédents clients de l’avocat ! —c’est l’amalgame par la culpabilité généralisée ou « la culpabilité par association ». Deuxièmement, Freud fut un juif réputé de tendance politique « progressiste » (sous-entendu : « de gauche »), et dès lors quiconque oserait publier des arguments critiques sur cet homme par définition présumé honnête, devient en France ipso facto un membre de « la droite extrême« , ou un allié des convictions « d’extrême droite« . En passant, remarquons quand-même que l’idée d’un Freud « progressiste de gauche » n’est rien moins qu’une de ces innombrables fantaisies soixante-huitardes. Sigmund Freud, viennois très conservateur qui admirait tant les victoires du Kaiser, peut difficilement s’assimiler à un Bertrand Russell.

En conséquence, tout fut fait pour qu’aucun « journal de gauche » ne puisse seulement mentionner l’existence du livre de Bénesteau, quelles que soient la précision, l’exactitude et la pertinence de ses informations historiques et médicales ! Personnellement je trouve cette attitude délibérée, qui n’a rien à voir avec la valeur d’une recherche historique, immorale et intenable eu égard à la position de journalistes parisiens intelligents. Ce fut le cas lorsque Mme Ursula Gauthier, du Nouvel Observateur, m’informa que son journal ne ferait jamais référence au livre de Bénesteau, aussi longtemps que l’auteur ne prendrait pas publiquement ses distances avec ses amis (supposés) d’extrême droite. Je lui répondis que mon respect de la morale journalistique de George Orwell rendait difficile de croire en sa bonne foi. D’autant que le silence éditorial sur le contenu de ce livre était bien antérieur au procès. Le lecteur aura sans doute observé qu’aucune révélation importante n’avait encore été mentionnée, par exemple les travaux du psychologue australien, Malcolm Macmillan, concernant les erreurs scientifiques de Freud en physiologie ou ses mensonges à propos des injections de cocaïne qu’il avait préconisées, ni bien sûr ceux de Frederick Crews, Allen Esterson ou Frank Cioffi. De telles découvertes dévastatrices —dont certaines sont rapportées dans Le Livre noir— ne seront pas davantage mentionnées dans le soi-disant « Anti-Livre noir« , forgé dans un moment de pure panique par Jacques-Alain Miller, quand il lui vint à l’esprit que la partie était finie et que les lacaniens devraient maintenant replier leurs tentes pour évacuer les lieux.

Ce qu’ils ne firent pas, bien entendu. Et leur résistance m’amène au troisième front de l’attaque lacanienne évoqué plus haut. Il précède également la parution (le 1er septembre 2005) du Livre noir. C’était une sorte de gesticulation politico-militaire, une manœuvre d’intimidation très efficace —compte tenu de la couardise morale habituelle de l’universitaire moyen.

C’était ça : d’abord tout auteur pressenti pour collaborer au Livre noir de la psychanalyse devait au préalable formellement retirer son nom et renier toute collaboration antérieure à la section INFC (the International Network of Freud Criticism) du site internet trilingue www.psychiatrie-und-ethik.de. Ensuite, des activistes lacaniens firent courir à Paris le bruit que notre site (où vous lisez actuellement ceci) était une émanation du Vatican, qu’il était un suppôt de l’église de scientologie, qu’il avait été fondé, évidemment, par ’’la droite extrême’’. En tant que membre de ce site, depuis maintenant plusieurs années, je suis heureux de confirmer qu’aucune de ces allégations n’est vraie. Et je dois rajouter que nous comptons parmi nos collaborateurs psychiatres des membres d’Amnesty International emprisonnés sous le régime de l’Allemagne de l’Est pour avoir élevé une protestation éthique contre les mauvais traitements des prisonniers politiques.

On pourrait supposer, ou humblement imaginer, que ces gens si généreux au grand cœur orienté à gauche, comme aiment se présenter les « psys » lacaniens moyens, seraient trop heureux de prendre en considération un tel état de fait. Certainement pas ! Ces individus (c’est-à-dire nous) ne sont-ils pas ceux-là mêmes qui osent critiquer Freud et Lacan ? Comment pourraient-ils donc sérieusement valoriser la défense du genre humain —sur le plan social, moral ou médical— tout en refusant de reconnaître la profondeur des concepts de Sigmund Freud et les géniales inventions du dernier maître de la cadenza logomachique, Jacques Lacan ?

Il me reste à dire quelques mots sur l’organisation de cet Anti-Livre, ses différentes parties, et ses auteurs (tous fervents lacaniens). Il se présente en quatre parties. La première —la plus longue et constituée du plus grand nombre de contributions— est simplement intitulée « Coups d’Epingle », et comporte au moins deux éléments (dont un d’une certaine Sophie Bialek) contre la valeur et l’objectivité des rapports gouvernementaux de l’INSERM. La seconde partie, « L’Enjeu de la société », est en fait l’extension d’un texte de Yves Cartuyvels sur Le Livre noir. La troisième, intitulée « Ponctuations », s’en prend plus longuement aux « TCC ». Et la dernière, « Les Réflexions d’une philosophe », contient deux essais, respectivement « Etre ou ne plus être » et « Sur le cognitivisme » de Clotilde Leguil-Badal. Je ne vois absolument rien d’intéressant à signaler, sur aucune de ces parties.

Il appartient au lecteur de vérifier si on lui a fourgué de la camelote ou s’il s’est procuré une réponse pondérée, adaptée aux critiques du Livre noir. En tout cas, n’oubliez jamais que cet Anti-Livre noir fut écrit par des lacaniens pour des lacaniens. Et c’est loin de valoriser leur postérité. Quoiqu’il en soit, achetez ce livre, et lisez le ! Il vous renseignera, bien plus que je pourrais le faire, sur le niveau actuel de la réflexion psychologique en France. Et ceux qui n’en seraient pas tout à fait convaincus pourront apprécier l’avant-dernier paragraphe du Professeur Tallis, à propos de la traduction anglaise de la biographie de Lacan par Roudinesco :

« Son héritage extravagant se perpétue également en des lieux éloignés de ceux où il traumatisa ses patients, ses collègues, ses maîtresses, ses femmes, ses enfants, ses éditeurs, ses rédacteurs et ses adversaires — dans les départements de littérature où les adeptes essaient même encore aujourd’hui de trouver, ou prétendent avoir trouvé, un sens à ses enseignements gnomiques sans fondement, et les infligent aux étudiants perplexes. Aleister Crowley, le penseur du 20ème siècle à qui Lacan ressemble le plus, n’a pas été aussi chanceux après sa mort. » [x]

 



[ii] Wood, Nezworski, Lilienfeld, & Garb : What’s Wrong With the Rorschach? Science Confronts the Controversial Inkblot Test. Jossey-Bass, John Wiley 2003, 446 pages. Lilienfeld & al. avaient déjà fait une revue de cette question: ’’The scientific Status of projective Techniques.’’ Psychological Science in the Public Interest. Vol.1 N°2, November 2000: 27-66.

Voir aussi Lilienfeld & al. Science and pseudoscience in clinical Psychology (The Guilford Press, 2003), et puis The Scientific Review of Mental Health Practice Þ http://www.srmhp.org/

[iii] Skeptical Enquirer Magazine Þ www.csicop.org/

« The Rorschach Inkblot Test, Fortune Tellers, and Cold Reading » Þ

http://www.csicop.org/si/2003-07/rorschach.html

[iv] What’s Wrong With the Rorschach?, op. cit. p.166.

[v] Leland E. Hinsie & Robert Jean Campbell, Psychiatric Dictionary (4th Edition). New York: Oxford University Press, 1970 (p. 760).

[vi] Les faux experts en justice criminelle, hélas! l’utilisent encore, comme on l’a vu dans certains scandales judiciaires français.

[vii] Raymond C. Tallis, « The Shrink from Hell » The Times Higher Education Supplement, October 31, 1997, p. 20. Tallis, « Burying Freud » Lancet, (1996, march 9) Vol. 347: 669-671.

Þ http://human-nature.com/freud/tallis.html

Versions anglaise et/ou française dans Þ www.psychiatrie-und-ethik.de

[viii] Robert Wilcocks, 1994. Maelzel’s Chess Player: Sigmund Freud and the Rhetoric of Deceit. Rowman & Littlefield. Robert Wilcocks, 2000. Mousetraps and the Moon: The Strange Ride of Sigmund Freud and the Early Years of Psychoanalysis. Lanham, MD: Lexington Books.

[ix] Non seulement l’Anti-Livre ne répond pas au Livre Noir, mais il est pour l’essentiel sans rapport avec lui Þ

« L’Anti-Livre Noir de la psychanalyse, paru en février 2006 sous la direction de Jacques-Alain Miller, se présente, quant à lui, comme « une réplique » collective des psychanalystes au Livre Noir, dont il va jusqu’à mimer la couverture. Il suffit pourtant d’en feuilleter le contenu pour se rendre compte qu’il y a tromperie sur la marchandise. Cet Anti-livre n’est aucunement une réponse au « Livre Noir ». La grande majorité des 47 textes qui y figurent ne sont qu’un recyclage des exposés présentés au « Forum Anti-TCC », qui s’est tenu au Méridien-Montparnasse sous les auspices de l’Ecole de la Cause Freudienne, le 9 Avril 2005, c’est-à-dire 5 mois AVANT la parution du Livre noir de la psychanalyse. On mesurera l’envergure du bluff en remarquant que le Livre noir n’est quasi jamais cité : mis à part la préface de J.A. Miller, il n’est évoqué que dans trois textes. »

Þ http://www.arenes.fr/livres/page-livre1.php?numero_livre=119&num_page=734

[x] Tallis, Le Psy venu de l’enfer, op.cit.. L’Anglais Aleister Crowley était un “ sataniste” du début du 20ème siècle.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :